Un projet des AmiEs de la Terre de Québec

Les merveilles du printemps québécois

sirop

Bien qu’il se soit fait attendre quelques semaines de plus cette année, le sirop d’érable 2014 est enfin arrivé sur les tablettes de nos épiceries. Le plus divin des succédanés du sucre de canne est un ingrédient chouchou de notre tradition culinaire québécoise.

Quelques idées d’usage pour le sirop d’érable

Au-delà de l’incontournable jambon cuit dans le sirop d’érable, le sirop peut servir à caraméliser une multitude de viandes tout en subtilité. Il neutralise et adoucit l’amertume des potages composés de légumes amers comme les navets et les poireaux, et exalte les sauces et vinaigrettes. Le saumon et l’érable font également un délectable mariage. Il suffit de verser en cours de cuisson au four un mélange de beurre fondu, de sauce soya, de moutarde de Dijon et de sirop d’érable pour parfumer un morceau de saumon et lui donner un goût irrésistible. Le sirop d’érable peut remplacer directement le sucre blanc dans la plupart des recettes : il suffit de réduire d’un quart de tasse les liquides de la recette pour chaque tasse de sirop ajoutée.

Retrouvez notre fiche aliment sur le sirop d’érable ici.

Conservation

Une conserve de sirop d’érable dure des années. Cependant, une fois entamée, pour éviter la cristallisation, il faut transvider le précieux liquide dans un contenant fermé pour le conserver au réfrigérateur jusqu’à 6 mois, ou au congélateur, pour plus d’une année. Et s’il se forme des cristaux, il suffit de chauffer doucement le sirop en ajoutant 1 à 2 cuillères à café d’eau par tasse de sirop pour les dissoudre.

Avec autant de saveur et de possibilités de conservation, il n’y a aucune raison de gaspiller les produits de l’érable. Suggestion pour les gourmands : récupérer, à la cuillère, le trop-plein de sirop qui se trouve dans notre assiette, un plaisir indescriptible pour nos papilles!

Pile of fresh spring wild fiddleheads on white background

Plus discrètes, mais non moins merveilleuses, les têtes-de-violon, ou crosses de fougères, font bel et bien résonner le printemps et l’arrivée d’une verdure si attendue.

La saison des têtes de violons est courte, soit de mi-avril à la mi-juin. Une fois dans notre frigo, elles doivent être conservées de manière hermétique et consommées rapidement. Dans un contenant placé dans la section la plus froide du réfrigérateur, elles se gardent fraîches jusqu’à deux jours, mais dans un bol d’eau, on arrivera à les préserver plus d’une semaine. Une fois blanchies, elles peuvent également être gardées quelques mois au congélateur.

Retrouvez notre fiche aliment sur les têtes de violon ici.

Préparation et usage des têtes-de-violon

Les têtes-de-violon doivent être bien rincées avant leur emploi, afin d’enlever le sable et les feuilles mortes. Crues ou insuffisamment cuites, elles peuvent causer une intoxication. Il faut donc les faire blanchir deux fois de suite, à l’eau frémissante (et non à gros bouillons, pour plus de saveur), plus d’une minute chaque fois, et les faire cuire à la poêle, avec du beurre, de l’huile aromatisée ou des aromates tels que de l’ail. On peut également les faire bouillir une fois pendant 15 minutes, ou les faire cuire à la vapeur pendant 10 minutes, mais elles seront alors plus amères.

Les têtes-de-violon cuites, chaudes ou refroidies peuvent être servies en accompagnement, dans les salades, ou même transformées en potage. Les crosses de fougères sont particulièrement intéressantes pour leur valeur nutritive, car elles contiennent une bonne teneur en protéines, en vitamines et minéraux, et contiendraient même deux fois plus d’antioxydants que les bleuets!

La fougère-à-l’autruche est maintenant classée comme espèce vulnérable, d’où l’importance de ne pas en gaspiller!

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Rédigé par le comité Sauve ta bouffe

Billet publié sur le blogue de Recettes du Québec